Bilan: les jumeaux ont 2 ans.

tourne la molette

LES JUMEAUX ONT 2 ANS, ON DRESSE LE BILAN !

Voilà, on y est nos jumeaux ont 2 ans! A l’heure, où une page se tourne on a eu envie de faire le bilan des 2 ans.

Pourquoi un bilan ?

En ayant des jumeaux, la phrase que l’on aura le plus entendu pendant ces deux années est « bon courage » … Revenir sur ces deux années peut être une réponse à toutes les personnes qui nous auront souhaité cela car oui on l’assure en ayant des jumeaux on peut très bien s’en sortir, mais cela passe par des phases différentes.

Ensuite car la phase des 2 ans est un vrai tournant où nos petits ne sont plus des bébés mais pas encore tout à fait des petits gars, donc on a eu envie de revenir sur ces 2 jolies années.

La grossesse : le premier contact

Oui le bilan commence dès la grossesse car la communication avec eux a commencé à ce moment et non à la naissance. Une grossesse agréable, certes beaucoup de repos comme la majorité des grossesses gémellaires, mais pas de maux particulier. Et dès cette époque les caractères se sont formés. B. le bébé agité qui ne faisait que bouger malgré sa tête coincée dans le col, qui donnait coups de pieds et poings à tout va. G. le petit bébé calme que l’on a à peine senti pendant la grossesse et qui s’est retourné jusqu’à la fin de la grossesse sans jamais rien sentir.

La naissance et les hospitalisations.

Un accouchement de rêve au bloc avec une péridurale qui a marché du tonnerre. Un premier bébé tout chevelu que l’on nous présente et un deuxième 10min plus tard que l’on a « été chercher ». Un retour dans la chambre tous ensemble et une nouvelle aventure qui commence.

Ils ont été très sages au début. Des bébés qui buvaient leurs biberons rapidement qui se rendormaient facilement. Bref des premières semaines simples et heureuses mais marquées par des hospitalisations. Une bronchiolite pour B. et une sténose du pylore pour G. qui s’est traduite par des vomissements en jets pendant de nombreuses semaines avant qu’il se déshydrate et qu’on veuille enfin prendre le diagnostic que nous avions fait dès les premiers jours au sérieux (Madame et sa fille aillant eu la même chose au même âge). Mais tout cela, s’est relativement bien géré. Le plus compliqué aura sans doute été de jongler entre une rentrée à l’école de la grande début septembre dans une école à 10 km, une maman au repos jusqu’à l’accouchement le 23 octobre, la livraison de notre maison neuve mi-novembre, une première hospitalisation d’une semaine fin novembre, une deuxième hospitalisation et opération début décembre pour G. , une phase camping chez les beaux-parents le temps que la maison soit finie, un déménagement et enfin la vente de notre ancienne mi-décembre.

Bref l’accumulation de tout cela a été dure mais on s’en est très bien sorti grâce à des jumeaux très sages.

Bébés x 2

Il faut l’avouer la période bébé s’est passée les doigts dans le nez. Ils ont vite été calés et en même temps, nous enchainions donc dodo, biberons, couches, dodo, biberons, couches, … Pas de coliques, pas de maux particuliers même pendant les dents …Je crois qu’on a eu de la chance ! 😉

Le congé maternité

L’avantage d’avoir des jumeaux est que le congé maternité dure environ 6 mois, ce qui nous laisse largement le temps de profiter de nos petits bouts et de les voir grandir. Et pendant cette période où ils se sont développés nous avons été étonnés de retrouver chez nos garçons exactement le même caractère que dans le ventre : un nerveux et un calme. Nous avons eu la chance d’avoir eu des nuits complètes relativement rapidement en faisant le choix de les séparer car B. réveillait G. A partir de début janvier, tout le monde a donc fait ses nuits correctement. La journée une petite routine s’est instaurée. Des mois sereins avec des bébés relativement calmes et calés avec des horaires presque précis. Ce qui nous laissait largement le temps de nous reposer et donc ne pas être des parents de jumeaux fatigués et débordés.

Le retour au travail

A la fin du congé maternité, Madame a repris le travail à 80% et une nouvelle routine s’est instaurée. Nous avons trouvé une nounou au top pour nos petits, une maman de jumeaux également. Malgré l’appréhension d’une organisation avec 3 enfants dont 2 chez une assistante maternelle et 1 à l’école tout s’est passé très facilement, l’important étant justement d’être organisé.

La marche.

Tout semble rose depuis le début du bilan mais cela n’a pas forcément été toujours le cas. Les petits ont commencé à se retourner vers 6 mois, puis il y a eu la phase « nage au sol » et la phase 4 pattes. Les phases à peu près gérables.

Puis il y a eu la phase marche à partir de 12.5 et 13.5 mois et là le côté difficile des jumeaux a commencer à se faire sentir fortement. Car oui la différence entre des bébés dont on faisait ce qu’on voulait et des petits garçons qui se déplacent de pièces en pièces a été compliquée. Depuis la surveillance est rude car entre eux ils se suivent et se montrent les bêtises surtout avec la grande sœur qui montre le mauvais exemple alors qu’elle avait toujours été sage plus petite…

Les bêtises et la casse

Et parfois quand vous retrouvez vos enfants : l’un en train de repeindre le mur des WC avec le « balais » à WC et l’autre qui s’est repeint le visage avec la pastille bleu qui est censée se trouver au fond de la cuvette des WC, quand vous retrouvez une chambre repeinte au feutre ou au rouge à lèvres (draps, meubles, tapis, jouets …), quand vous retrouvez votre lit sans draps et protèges matelas avec une bouteille renversée dessus, quand vous retrouvez vos deux petits debout sur la table de la salle à manger, quand vous retrouvez un paquet de cacao renversé dans la cuisine, … Vous ne savez plus si vous devez rire ou pleurer. Et là pas de chance, nous avons des enfants qui cassent. Ce n’est, nous en sommes certains, pas volontaire mais ils sont brusques et donc ils vont déchirer les livres, mettre des coups dans les murs avec un jouet en jouant,… Bref les murs de la maison ne sont plus comme neufs et beaucoup de jouets que la grande sœur avait réussi à garder en bon état pendant 3 ans sont tout abimés. Et là il faut leur expliquer mais surtout, surtout prendre sur soi.

Nous avons toutefois de la chance, ils ne font pas encore beaucoup de bêtises.

Le plus compliqué à gérer en ce moment est le jeu par le bazar. Ils se posent encore très peu pour jouer à un jeu et sont plus dans l’exploration. Le jeu favori du moment est donc de prendre les caisses de petits jouets, les retourner, tout étaler au sol et ensuite analyser un par un les jouets. Ce jeu est encore plus drôle quand il y a plein de pièces : Playmobil, Duplo et surtout avec les jouets de la sœur : Playmobil, Pinypon, Sylvanians, Barbie, … Il nous arrive donc parfois de ne pas réussir à mettre un pied devant l’autre dans les chambres.

La phase du non

En ce moment, nous sommes également dans la phase du non ou comment être systématiquement contre les parents. On descend ? Non ! On va prendre le bain ? Non ! On va faire dodo ? Non ! Etc … Mais cette phase est connue de tous les parents.

Tout par 2

Alors en lisant cela vous vous reconnaîtrez sûrement en tant que parent de Singleton, mais la grande différence et ça depuis leur naissance est que tout est multiplié par 2 ! Les changements de couches, les biberons, les bains … à la chaine, cela s’est fait très simplement mais c’est quand même beaucoup de temps. Et quand les bêtises se multiplient par 2, le bazar se multiplie par 2, le champ de mine sous la table après les repas par 2, il est très très difficile de ne pas perdre son calme … Nous gérons ou essayons donc de gérer en ce moment la zénitude, l’éducation positive, … Ne pas se prendre la tête avec ce qui n’est pas vraiment grave … mais ce n’est vraiment, vraiment pas toujours simple.

La différence

Même si ils sont nés le même jour, que ce sont tous les deux des garçons, il faut aussi gérer la différence, l’évolution, le caractère de chacun, … Ils sont différents et il est difficile de ne pas les comparer car ils ont le même âge et tout arrive plus ou moins en même temps. Il faut donc peser ces mots pour ne pas dévaloriser l’autre. Nous avons fait le choix de les habiller différemment pour qu’ils se sentent uniques et car ce sont deux petits garçons totalement différents mais nous essayons de ne pas non plus les habiller différemment pour ne pas qu’un des deux se sente léser à avoir un habit plutôt qu’un autre. Pareil pour les cadeaux, il faut toujours prendre pour l’instant plus ou moins la même chose pour ne pas qu’il y ait de conflits. Tout cela marche plutôt bien, car ils sont déjà capables de reconnaitre leurs propres affaires, ce qui évite les bagarres.

Leurs caractères et différences sont bien définis : B. le petit agité dans le ventre est toujours agité et une vraie pipelette, G. est toujours plus calme, plus solitaire mais un vrai casse-cou.

La complicité

Le lien entre eux a été assez long à se créer. Peut-être parce que nous les avons très vite séparés … Mais désormais il est clairement établi et c’est un vrai bonheur de les voir ainsi. Ils se cherchent, s’appellent, ne se quittent pas, se font des bisous … mais comme ce sont des garçons on ne va pas se mentir ils se tapent aussi malheureusement. Cette complicité est malgré tout magique. Leur sœur fait partie de leur cercle et on sent de l’admiration quand ils la regardent et jouent avec elle mais la relation est vraiment différente même si très belle également.

La conclusion

Au final, nous trouvons au bout de 2 ans qu’avoir des jumeaux n’a pas été beaucoup plus difficile que d’avoir des enfants un par un mais c’est sûrement car nous n’avons pas eu le choix de nous adapter à cette situation. Une bonne organisation, de l’amour, nous pensons que ce sont les 2 ingrédients indispensables.

Donc certes c’est du boulot, on ne va pas le nier, mais c’est beaucoup de câlins et de bisous en retour. C’est aussi l’avantage d’avoir nos 3 enfants en 2 coups et ne pas être obligés de replonger dans les couches dans quelques années.

Voilà notre ressenti sur ces 2 premières années est plutôt positif, on redressera le bilan dans quelques années ! 😉

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6 Comments

  1. Un bien bel article. Bravo pour ces deux belles années. Je vous souhaite beaucoup de bonheurs

  2. Très beau partage avec de belles photos. C’est quand même particulier de prendre en photo un carnage de pâtes 😉

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